Changements climatiques

desertification

Appelé aussi réchauffement global ou planétaire, les changements climatiques sont un phénomène d’augmentation des températures moyennes des océans et de l’atmosphère, au niveau planétaire, depuis une soixantaine d’années, en raison de la libération dans l’atmosphère de gaz à effets de serre (GES), notamment du CO2 et du méthane résultant de la combustion d’énergies fossiles depuis le début de la révolution industrielle (Triplet, 2017).

Les changements climatiques, qu’ils soient dus aux activités humaines ou d’origine naturelle, se traduisent par des sécheresses ou à l’inverse des pluies excessives, des ouragans, des épisodes de tempêtes, de manière plus fréquente qu’à la normale. Ils entraînent également une élévation du niveau des mers en raison de la fonte des glaces (10 à 20 cm au cours du xxe siècle), une diminution importante des glaciers sur l’ensemble des chaînes montagneuses du globe, ainsi que des modifications des courants marins (Gulf Stream, El Niño), ce qui entraîne des déviations de la trajectoire des tempêtes tropicales et le déplacements des masses nuageuses.

Ils entrainent l’extinction de nombreuses espèces, terrestres et marines, incapables de s’adapter aux changements rapides des écosystèmes et de se déplacer vers des climats plus propices. Au niveau de la faune, on constate des changements dans les habitudes migratoires. La flore aussi réagit de même, avec des déplacements des limites d’aires de distribution en fonction des exigences écologiques des espèces. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), 20-30% des espèces seront exposées à un risque accru de disparition si la température augmente de 1,5 à 2,5 degrés. Si ce chiffre devait atteindre 3,5, le pourcentage grimperait à 40-70%.

Les changements climatiques auront des impacts majeurs sur la sécurité alimentaire, accentuant la pauvreté en Afrique et en Amérique du Sud, avec une baisse des rendements de l’agriculture, une perte de biodiversité, des inondations et au contraire des pénuries d’eau. Par exemple :

– les rendements des grandes cultures pourraient perdre en moyenne 2% par décennie sans réel effort d’adaptation, alors que, pour répondre à la demande mondiale, il faudrait en augmenter la production de 14 % par décennie ;

– l’extinction de certaines espèces marines, notamment au niveau des tropiques, aura des impacts sur la pêche locale, dont dépendent de nombreuses populations humaines ;

– des pénuries d’eau en Afrique, en Asie et en Australie.

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