Aires protégées

Une aire protégée est « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services des écosystèmes et les valeurs culturelles qui lui sont associées » (UICN). L’objectif principal qui sous-tend la création des aires protégées est la conservation de la biodiversité et de ses habitats (Dudley 2008).

Le réseau d’aires protégées du Togo est constitué de quatre-vingt-trois (83) aires protégées  d’une superficie de 793000 hectares soit 14,2 % de l’étendue du territoire national. Ces aires protégées ont été établies entre 1939 et 1958. Parmi ces aires on note une réserve transfrontière entre le Togo et le Bénin, les parcs nationaux, réserves de faunes, les forêts (classées, communautaires et sacrées), etc. qui permettent de conserver les divers écosystèmes, la diversité floristique et faunique notamment les grands mammifères comme les éléphants, les buffles, les hippopotames, les bubales et les antilopes durant les années 70 et 80. Mais la prise en compte limitée des préoccupations socio-économiques des populations locales dans la gestion de ces aires a entraîné leur envahissement et la dégradation de certains habitats avec une diminution drastique du cheptel sauvage à partir de 1990.

Pour inverser la tendance, le gouvernement a mis sur pied un certain nombre de normes fondées sur l’approche participative, la responsabilisation des acteurs à la base et le partenariat public-privé dans la gestion des ressources naturelles.
Ainsi l’ONG AGBO-ZEGUE avec son principal partenaire, le Comité Néerlandais de l’IUCN (IUCN-NL) qui a longuement contribué au renforcement des capacités des membres de l’ONG sur la gestion des aires protégées au Togo et en Afrique de l’Ouest (2006 à 2010), ont beaucoup contribué à la mise en place d’un climat de confiance entre l’ONG AGBO-ZEGUE et les communautés riveraines autour du parc national de l’Oti-Kéran (PNOK).

Depuis octobre 2006, l’ONG est à son troisième projet sur le PNOK. Le premier «Renforcement des capacités des AVGAP pour une meilleure gestion du PNOK» exécuté de Février à Novembre 2006 a permis autre l’instauration d’un dialogue avec les communautés riveraines, l’identification des actions hautement prioritaires et l’élaboration du document programme d’actions prioritaires pour la conservation de la biodiversité du parc.

Le second projet «Renforcement des capacités des AVGAP pour une meilleure gestion du PNOK» (Sept 2007- Sept 2010) a permis d’appuyer huit (8) communautés riveraines  par l’aménagement de retenues d’eau, d’équiper des salles de classe d’école dans 5 villages riverains et aussi de mettre en place dix (10) hectares de plantations communautaires et scolaires.
Actuellement, l’ONG en partenariat avec l’UICN-Programme thématique d’aires protégées essai d’adopter une nouvelle approche axée sur la gestion décentralisée des ressources. Ce projet «Amélioration de la conservation du PNOK à travers la gestion décentralisée des ressources naturelles dans quatre villages des zones rétrocédées» dont la première phase est en évaluation, est une composante du grand projet Territoire de Conservation (Projet TC) de l’UICN. Cette phase a permis entre autres d’appuyer 20 aviculteurs, d’avoir l’adhésion des populations pour la création de deux zones de conservation mais aussi et surtout de permettre des échanges entre populations locales riveraine du PNOK et l’administration forestière ce qui est une première au Togo.

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